5 must-do pour voyager écolo au Maroc

À la veille de la COP 22 qui se tiendra en novembre 2016 à Marrakech, il est temps de nous demander comment nous pouvons, en tant que voyageur, contribuer à minimiser notre impact sur l’environnement marocain. 5 éléments de réponse pour voyager plus écolo au Maroc.
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Randonner à pied

Quel meilleur moyen que la marche pour voyager avec un filtre vert ? En limitant l’usage de la voiture, on minimise son impact sur l’environnement naturel. Une philosophie de voyage hautement louable donc… À condition évidemment de ne pas cueillir de plantes et de ne pas jeter de déchets en haute-altitude, là où, il faut le savoir, rien ne se dégrade. Ceci pour ne citer que quelques exemples de pratiques éco-responsables parmi d’autres.

La bonne idée? Une rando dans un Parc National du Maroc

 

Les Parcs nationaux du Maroc offrent un terrain de trek parfait pour qui veut réduire son empreinte carbone. Parmi les 10 Parcs nationaux que compte le Royaume, citons le Parc National du Toubkal, le Parc National de Souss Massa (région d’Agadir), le Parc National d’Al Hoceima, le Parc National du Haut-Atlas oriental (entre Khenifra et Midelt), le Parc National de Talassemtane (région de Chefchaouen) et le Parc National de Tazzeka (région de Taza).

2

À dos de mule… ou de dromadaire !

Moyen de transport écolo par excellence, la mule dissimule ses sabots dans les vallées profondes du Maroc pour emmener les voyageurs flirter avec les beautés de Dame Nature. Vaillant et rustique, ce compagnon de voyage possède un pied montagnard qui laisse souvent bouche bée. Même topo pour son alter-égo saharien, le dromadaire qui ne manque pas d’ajouter une dimension Slow Tourisme au voyage.

Méharées et randonnées muletières font du Maroc une terre ou l’éco-tourisme est à la portée de chacun : enfants, familles, sportifs, curieux, rouillés, fatigués et trekkeurs insatiables trouvent leur compte en réduisant leurs rejets de CO2… à leurs seules crises de fou-rire !

Autre avantage : en voyageant avec des gens du pays (muletiers et/ou guides de montagne) vous voyagez responsable, en plus de voyager vert et écolo… Autant de bons points pour équilibrer le bilan carbone.

 

Voyager écolo au Maroc en randonnant à dos de mule dans l'Atlas
Voyager écolo au Maroc en randonnant à dos de mule dans l'Atlas
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Opter pour un hébergement écotouristique

Une ferme agro-écologique, un écolodge, une maison d’hôte labellisée « Clef verte »… Au Maroc, un nombre grandissant de structures d’hébergement colore le Royaume de vert*. Repas bio aux légumes du jardin, traitement des eaux usées, ampoules basse consommation, panneaux solaires, constructions à base de matériaux locaux (pisé) et piscine au sel comptent parmi les éco-gestes des structures engagées dans une démarche environnementale active. Ce n’est bien sûr pas une raison pour faire tourner la clim de la chambre à plein régime !

*Attention étiquette écologique ne veut pas dire écologique.

 

Voyager écolo au Maroc en optant pour un hébergement écotouristique
Voyager écolo au Maroc en optant pour un hébergement écotouristique
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Adopter le mode de vie oasien

Les séjours oasiens sont souvent la preuve que OUI, on peut partir en voyage au Maroc sans mettre sa conscience en vacances… Véritables jardins d’éden, les oasis de Skoura, du Tafilalet, du Drâa, du Todra ou de Tighmert invitent à la rencontre avec des populations dont le mode de vie, en symbiose avec le développement durable n’a pas guère changé depuis des décennies. Pour les parcourir, on évite bien-sûr le 4x4 ou le quad. On opte plutôt pour une mule, un vélo, un dromadaire… ou ses pieds !

 

Voyager écolo au Maroc en adoptant le mode de vie oasien
Voyager écolo au Maroc en adoptant le mode de vie oasien
5

Consommer et shopper local

Le Maroc est un pays ou hamdoulilah (grâce à Dieu), le « manger local et de saison » n’est pas (encore) trop menacé. Pour aller dans le même sens, on évite de consommer des encas  emballés et importés. On préfère les produits du terroir de la coopérative féminine ou de l’association biologique et bien-sûr les plats à base de fruits et de légumes frais. Ça tombe bien, le Royaume en regorge !

Même topo en ce qui concerne les produits artisanaux. On préfère la babouche réalisée par les artisans marocains à celle estampillée « Made In China » moins robuste et solide que son homologue maghrébin. On n’oublie pas, enfin, de dégainer son joli panier en osier avant d’aller faire un tour au souk, le sac en plastique étant l’ennemi juré de l’écologie marocaine.

* Attention manger « local et de saison » ne veut pas forcément dire bio.

 

Voyager écolo au Maroc en consomant local
Voyager écolo au Maroc en consommant local
© photo principale : Laurie Arnauné © photos article de haut en bas : Laurie Arnauné