L’oasis de Tighmert

Ça commence par une envie… Elle vous tombe dessus un matin, entre le petit-déjeuner avalé à la hâte et la réunion de 9h35. Envie de lâcher son ordi. Envie d’oublier ce fichu projet et de se faire la malle, loin, très loin des contingences du quotidien. Envie de renouer avec les valeurs simples de ce monde… la Terre, l’humilité, le partage… Tighmert est précisément le genre d’endroit auquel on rêve lorsque ce genre d’envie se fait sentir… On y va ?
Vue sur l'oasis de Tighmert depuie la terrasse en pisé d'une maison d'hôtes
Vue sur l'oasis de Tighmert depuis la terrasse en pisé d'une maison d'hôtes

Sypnosis

Lotie à environ 250 km au sud de la ville d’Agadir, on atteint Tighmert en suivant, depuis Tiznit, le tracé de la N1 qui étale son ruban au beau milieu d’un désert caillouteux inhospitalier. Les nids de poule et les camions surchargés slalomant de façon fantaisiste sur la chaussée ont le don de mettre les nerfs des voyageurs en pelote. À partir de Guelmim, on laisse, non sans un certain soulagement, l’infernale route du sud finir sa course pour emprunter les chemins parallèles. C’est alors que surgit de façon improbable, l’oasis de Tighmert.
L’arrivée ici a quelque chose de rassurant et d’humain. Exit le bruit et la pollution ; envolé le stress ; déchargées les toxines ! Place à la détente et retour au rythme biologique de la terre. Pas moins de 700 familles issues des hommes bleus, grandes tribus saharaouis résident ici. La vie est faite de cultures maraîchères, favorisées en grande partie par un programme de sauvegarde et de « développement » des oasis du Sud. L’occasion de découvrir un mode de vie ancestral à travers le prisme d’un espace-temps comme il n’en existe presque plus sur la planète Terre. Garez-votre voiture ici… et surtout, oubliez-là !

Dans la casbah-musée consacrée à la culture des nomades à Tighmert
Dans la casbah-musée consacrée à la culture des nomades à Tighmert

À voir-à faire

– Déambuler avec délectation le long des jardins verdoyants, des canaux d’irrigation et des murets en pisé ;
– S’engouffrer dans la superbe casbah vieille de 3 siècles où est abrité un musée nomade…… à moins qu’il ne s’agisse de la caverne d’Ali Baba ? Ustensiles, lampes traditionnelles, tapis et autres curiosités du désert (Ah tiens un soutien-gorge pour chamelle !) vous sont contés avec enthousiasme par le guide du lieu. La visite se termine autour d’un blabla thé à la menthe dégusté à l’ombre de la tente bédouine, plantée dans le jardin ;
– Ne rien faire… si ce n’est paresser à l’ombre des palmiers dattiers bercé par le seul champ des oiseaux et le coassement des grenouilles ;
– S’aventurer sur les pistes à la recherche des sources d’eau chaude sulfureuse ;
– Découvrir le marché hebdomadaire des dromadaires de Guelmim (le samedi) ;
– Faire une escale à la plage blanche, la plus longue du Maroc ;
– Déjeuner au fort Bou-Jerif ;
– Faire un plongeon dans les cascades de Fask.

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Pour qui ?

Adeptes de tourisme solidaire, amateurs de nature, curieux de nature, ethnologues en herbe, épicuriens oisifs, écolos voyageurs, familles actives… Et d’une façon plus générale, à toutes celles et ceux qui aiment s’aventurer hors des sentiers battus.

Tighmert en pratique

Y aller
Depuis Agadir : 250 km (3h30 de route)
Depuis Mirleft : 110 km (1h30 de route)
Prévoyez 2 ou 3 nuits sur place si vous voulez écumer toutes les visites des environs. Pour oublier définitivement les affres de la vie moderne, prolongez votre séjour !
Se loger
Dar Nomades : au cœur du village, Brahim et son équipe vous accueillent dans un cadre simple qui fait la part belle à l’authenticité.
La maison sahraouie : autre maison traditionnelle. Même esprit.

© photo principale : Laurie Arnauné © photos articles : Laurie Arnauné